Le Vélib’ est un système de vélo en libre-service à grande échelle de la ville de Paris. Lancé le 15 juillet 2007, il comprenait environ 14 500 vélos et 1230 stations de vélos, réparties sur l’ensemble de Paris et dans certaines communes de la région parisienne, avec une fréquentation quotidienne moyenne de 85 811 personnes en 2011. Le nom Vélib’ est un mélange des mots français « vélo » et « liberté ».

Les débuts

L’initiative a été proposée par Bertrand Delanoë, maire de Paris et membre du Parti socialiste français. Le système a été lancé le 15 juillet 2007 après le succès de Vélo’v à Lyon et le projet pionnier de La Rochelle en 1974. 7000 vélos ont d’abord été introduits dans la ville, puis répartis dans 750 stations de location automatisées, avec une quinzaine ou plus de places de stationnement pour vélos chacune. L’année suivante, l’initiative a été élargie à quelque 16 000 vélos et 1200 stations de location, avec environ une station tous les 300 mètres (980 pieds) dans le centre-ville. Depuis le 1er janvier 2018, Velib’ a été rebaptisé Vélib’ Métropole. Il est maintenant exploité par Smovengo. Le service est exploité à Paris et dans 64 villes de la région parisienne. Après de nombreux problèmes techniques lors du lancement, la Ville de Paris a lancé un ultimatum pour fixer le service en septembre 2018 qui semblait fonctionner alors que le système se redresse lentement en janvier 2019. Velib’ propose désormais également des vélos électriques de couleur turquoise.

Le modèle économique qui a guidé JCDecaux dans la conception et la mise en œuvre du système Vélib’ est le même que celui qui a fait de JCDecaux le numéro un de son secteur depuis un demi-siècle : fournir aux villes des produits hors domiciles et des services publics de pointe, financés par des supports publicitaires de premier ordre sur mobilier urbain. Plus important encore, ce modèle permet la prestation de services de qualité qui profitent à la collectivité. Dans le cas des vélos en libre-service, les utilisateurs ne paient qu’une redevance journalière ou annuelle modeste. Avec 250 000 abonnés et environ 30 millions de locations par an, Vélib’ s’est imposé comme un moyen de transport quotidien pour des centaines de milliers de Parisiens et d’habitants d’Île-de-France. Vélib’ est aussi devenu un moyen unique pour de nombreux touristes et visiteurs de découvrir Paris.

Au-delà du concept de développement durable, le succès de Vélib’ est garanti par l’excellence de ses standards opérationnels et par ses mécaniciens, régulateurs, ingénieurs, superviseurs et conseillers clientèle. Près de 400 employés travaillent pour le maintien du service 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7, sans aucune interruption au fil des ans.

Fonctionnement

Les bicyclettes grises du système sont produites en Hongrie par la société française Mercier, et réparées par JCDecaux. Le prix des vélos varie de moins de 500 euros à 1 300 euros (si fournis par JCDecaux) ou de 300 euros à 3460 euros, voire 3500 euros. Il s’agit de vélos à trois vitesses, pesant chacun 22,5 kg. Les vélos Vélib’ sont dotés d’un système de verrouillage, d’un panier avant et d’un éclairage LED toujours allumé alimenté par une dynamo à moyeu avant.

Chaque station Vélib’ est équipée d’un terminal de location automatique, d’une carte des stations voisines et de dizaines de vélos. Les bornes de location affichent également des informations sur les gares Vélib’ voisines, notamment leur emplacement, le nombre de vélos disponibles et les stands ouverts. Si un usager arrive avec une bicyclette louée dans une station sans espace libre, le terminal lui accorde quinze minutes de location gratuite. Un parc de 23 véhicules est utilisé quotidiennement pour redistribuer les vélos entre les stations vides et pleines.

Abonnement

Concernant les tarifs, depuis le 1er janvier 2018, il y a eu un changement complet du système d’abonnement. En effet, il n’y a plus d’abonnement annuel, mais mensuel. Cela implique moins d’engagement venant des clients qui n’auront plus à payer pour un an. Cependant, après ce changement, une nette augmentation de 30% sur le niveau général des prix a été observée. Cette hausse se justifie par le fait que les services ont été améliorés et les zones couvertes ont été étendues. Grâce au site web mis à la disposition des particuliers, toute personne désirant s’offrir un abonnement n’aura qu’à y accéder. Une fois sur le site, elle aura le choix entre le Pass Navigo ou encore la carte Vélib’ Métropole qui lui sera envoyée par courrier. Ne pas oublier de vérifier et de lire les conditions générales d’accès et d’utilisation (CGAU).

Vol et vandalisme

En août 2009, sur les 20 600 vélos mis en service, environ 16 000, soit environ 80 % du total, ont été remplacés à la suite de vandalisme ou de vol, dont 8 000 ont été volés. Ces vélos volés ont été retrouvés dans des conteneurs maritimes à destination du Maghreb et de villes aussi éloignées que Bucarest en Roumanie. En 2009, le New York Times rapportait qu’il était courant de voir des vélos Vélib’ dans les stations d’accueil avec des pneus crevés, des pédales cassées ou d’autres dommages. En 2012, le Financial Times rapportait toutefois que  » les taux d’attrition ont diminué de façon importante  » depuis les deux premières années du programme. Si l’entretien continue d’être un problème, le CE l’attribue à « la difficulté de suivre les résultats d’une utilisation intensive » du « service populaire », en plus des dommages volontaires ou du vol.

Les responsables de JCDecaux ont déclaré aux journalistes qu’ils sous-estimaient l’ampleur des pertes potentielles dues au vandalisme et au vol, qui n’avaient pas affecté de manière significative les programmes de vélo en libre-service gérés par JCDecaux en France, comme Vélo’v à Lyon. En 2009 et 2012, les efforts de réparation et d’entretien à Paris auraient été de l’ordre de 1 500 Vélib’ par jour, principalement axés sur le dégonflage des pneus.